Arrivés par le nord de la ville nous avons commencé par une visite du mémorial aux enfants victimes sur lequel chacun a pu déposer
une fleur.
Sur ce lieu, le Parc de l'épicentre, s'élevait une cathédrale entièrement détruite par la bombe. Nagasaki était historiquement le siège d'une communauté
catholique importante et conserve plusieurs églises.
Des vestiges de l'édifice religieux un pan de mur a été conservé, lui aussi en forme de
mémorial.
Nous avons ensuite visité le musée de la bombe ( pas de photos dans celui-ci ) qui aborde dans sa première partie l'origine du bombardement ainsi que ses
conséquences. Puis des explications sur la bombe H, son développement et sa technique, puis enfin la situation actuelle de l'arment nucléaire mondial ainsi que le recensement de tous les essais
nucléaires depuis l'origine de cette arme. ( plus de 550 essais en atmosphère à travers le monde )
On sort assez horrifié par la puissance destructrice mise au point et stockée dan les différents pays qui détiennent cette arme et, pour certains, les moyens de l'expédier loin de chez
eux.
pour avoir un aperçu du musée : lien Internet http://www1.city.nagasaki.nagasaki.jp/na-bomb/museum/museume01.html
Le lendemain matin c'est une visite à l'hôpital de la Croix Rouge qui était programmée. Le Directeur de l'établissement nous a fait un exposé, documents chiffrés à
l'appui, sur les différentes pathologies développées chez les Hibakusha. Un tiers des pathologies sont des
cancers, certains d'entre-eux cumulent deux voire trois formes de cancers. La question des Hibakusha de 2ème et 3ème génération est aussi revenue dans le discours avec les
difficultés de reconnaissance officielle de leur situation. Le Directeur précisait qu'il est difficile d'isoler des problèmes spécifiques à partir de la 2ème génération.
Il a fait état du chiffre de 70 000 survivants dans la région ( Préfecture ) de Nagasaki.
Sur le problème des statistiques d'ensemble le Directeur nous a dit ne pas être en mesure de répondre en tant que Directeur d'hôpital, certains instituts tiennent des statistiques mais il semble
ne pas y avoir de centralisation nationale de celles-ci. Certains membres de la délégation sont restés sceptiques sur cette absence de précision dans un pays comme le Japon.
Avant de quitter cet établissement, nous avons rendu visite à une Hibakusha dans sa chambre. Les raisons de notre présence ainsi que notre engagement lui ont été expliqués, chacun a pu lui dire
quelques mots avant qu'un bouquet lui soit offert.
Par ce geste c'est notre sympathie envers tous ceux qui souffrent des suites de la bombe que nous avons voulu témoigner.
Encore des visites très fortes en émotions.
Jacques
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