Dimanche 24 août 2008
 L'ensemble de notre activité ( mission ? ) terminée, la dernière journée a pu être entièrement consacrée à la visite de la ville... et au repos !

Une communauté européenne avec notamment de nombreux Portugais (chassés en 1638) vivait là, ce qui explique la présence de la religion catholique et les églises citées dans un précédent article.

Il nous a aussi été dit que le merci japonais, arigato, viendrait du merci portugais, obrigado !


Une balade dans les quartiers plus anciens et plus typiques où les habitations cotoient les tombes nous a menés au Glover Garden.


Glover garden est un parc à flanc de colline dans lequel ont été édifiées des demeures de style colonial.








 

 




Le parc offre un bel aperçu du port, du chantier naval et de toute la partie nord de la ville. Il se termine dans un
quartier de type nord européen avec deux églises, survivance du temps où les européens s'étaient installés là. L'une des deux,

Oura catholic church, est l'une des plus vielles églises du Jap
on.







 

 



 









En reprenant la colline dans une autre direction on trouve le temple Sofuku-Ji. Édifié par un moine en 1629 il est l'un des plus vastes lieux de culte chinois de Nagasaki.

 























Cette cité a vraiment du caractère et son histoire apparaît bien au détour de ses différents quartiers et monuments.
















Nous avons terminé le séjour par une vue nocturne de la ville depuis le mont Inasa. On accède au sommet par un téléphérique, belle image de fin que cet étalage de lumières qui donne bien la mesure de l'étendue de la ville du nord au sud.

Demain 11 août nous entamons le retour avec le trajet Nagasaki Tokyo. Il sera alors temps de passer en revue tous ces moments forts que nous venons de vivre.


Jacques et Évelyne

Par Jacques - Publié dans : Tourisme
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 23 août 2008
 L'après-midi du 9 nous a laissé un peu de temps pour visiter la ville. La partie où nous étions est située au sud et a été assez épargnée du fait de son éloignement de l'épicentre ainsi que par une colline qui a fait écran.

Elle a conservé son caractère, ses petites rues, se habitations traditionnelles à côté de la partie moderne qui borde le port.

Lorsque l'on grimpe vers la colline ont chemine assez rapidement dans les petites maison et... les cimetières qui occupent une grande partie de ce versant.


Le réseau de tramways est également très développé et très emprunté, on paie 100 yens ( environ 0,60 € au cours du moment ) quel que soit le trajet.


Un quartier chinois occupe une petite partie de la ville, c'est la survivance de la présence chinoise à Nagasaki qui s'est achevée pendant le 17ème siècle.

Après Chinatown et à travers des rues commerçante d'une partie plus récente de la ville on retrouve très rapidement le Nagasaki traditionnel.





À 18 heures, dernières rencontres lors de la soirée d'adieux. Les organisateurs invitent les délégations étrangères à partager un moment convivial.







Les dames qui s'étaient vu offrir un Yukata ( vêtement traditionnel ) lors de différentes rencontres ont été invitées à le porter.



Après les discours officiels, le superbe buffet et l'échange de cadeaux ( nous avons remis à M. Hiroshi Taka, Pésident de Gensuikyo, notre drapeau PAIX aux 7 couleurs signé par une grande partie des délégations étrangères.), chacun a pu se livrer à quelque fantaisie.



Une des personnalités qui était intervenue au forum a fait des tours de prestidigitation, certains ont interprété un chant traditionnel.






Danse traditionnelle japonaise

Tout cela dans une ambiance décontractée pour se prouver que l'on peut être sérieux sans se prendre la tête.

Puis est venue l'heure des au-revoir, c'est avec force remerciements et, encore une fois, beaucoup d'émotion que nous avons pris congé des militants de la Paix japonais.

Nous gardons d'eux le souvenir d'amis qui ont eu en permanence le souci de notre confort et de la bonne marche de l'ensemble des conférences, ateliers, réceptions, etc. Ils se sont réellement démenés sans compter pour que tout se passe bien, leur efficacité n'a d'égale que leur gentillesse, c'est cette image que nous gardons d'eux et que nous voulons aussi porter dans nos témoignages.









Jacques et Évelyne

Par Jacques - Publié dans : Tourisme
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 23 août 2008

 L'après-midi du 8 et la matinée du 9 ont eu lieu les deux séances du Forum International qui clôturait l'ensemble des discussions.



Notre stand était installé dans le hall d'entrée du gymnase, un délégué japonais s'est proposé pour héler les arrivants et les faire converger vers nous !


 


 

Moins de monde qu'à Hiroshima mais ça reste tout de même imposant. Le devant de la scène était occupé par les guirlandes de grues en papier plié ( origamis ) réalisés par les enfants du Japon et d'ailleurs.


La délégation française avait apporté un carton de 1000 grues pliées par les enfants d'une école de Dijon.







Ceux-ci avaient également écrit une lettre pour l'ensemble des délégations. Elle a été lue le main du 9 à la tribune en français par Sabrina, Laurent, Marion et Andréa, puis en Japonais par Boris. ( voir en fin d'article le fac-similé de la lettre)

 

Le Forum a été ouvert par le jeune Maire de Nagasaki ( son prédecesseur a été assassiné l'an dernier pour ses prises de positions pour le désarmement nucléaire ). Les interventions du début ont permis aux représentants des différentes délégations de préciser leur positionnement déjà exprimé à Hiroshima eainsi qu'à envisager le niveau de mobilisation nécessaire pour réussir New York 2010.

Pierre Villard a rappelé à quel point il était important que les différentes actions en cours dans le cadre de la préparation de la révision du TNP convergent pour d'avantage d'efficacité.


L'intervention d'une des personnalités a été très remarquée. Il s'agit d'un Professeur qui prend la défense des Hibakusha en les aidant à combattre les injustices dont ils sont victimes, notamment à cause des difficultés dans la reconnaissance de leur situation ainsi que pour l'obtention du carnet de santé spécifique.


Avant les discours de clôture et l'invitation sur scène des délégations étrangères, a eu lieu, à 11 heures 02, la minute de silence en mémoire des victimes du bombardement. Moins grandiose qu'à Hiroshima mais toujours autant chargée d'émotion ; ici, le recueillement n'a pas été troublé par les nationalistes.




Le final avec les délégations étrangères, comme à Hiroshima, nous avons quitté le gymnase au milieu de la haie d'honneur des délégués japonais.










De 13h45 à 14h30 nous avons réalisé une opération de signature de la pétition pour l'abolition des armes nucléaires. Au débouché de deux rues commerçantes et par groupes de deux, un délégué étranger aidé d'un délégué japonais, nous interpellons les passants. Les jeunes sont plus enclins à nous écouter et à signer, il est plutôt encourageant que nous puissions les sensibiliser ainsi.


Il nous reste maintenant du temps pour visiter avant la soirée d'adieux de ce soir. Il nous reste surtout à repenser aux moments forts que nous venons de vivre et aux objectifs à atteindre.


Jacques

Par Jacques - Publié dans : Conférence
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 19 août 2008
Nous sommes arrivés à Nagasaki le jeudi 7 en milieu d'après-midi à la suite d'un voyage en bus d'environ 5 heures. Ce déplacement nous à offert de beaux aspects du Japon rural où les villages sont généralement bordés par de petites rizières. Très joli tableau des habitations traditionnelles dans leur écrin de verdure.

Arrivés par le nord de la ville nous avons commencé par une visite du mémorial aux enfants victimes sur lequel chacun a pu déposer une fleur.
 

Sur ce lieu, le Parc de l'épicentre, s'élevait une cathédrale entièrement détruite par la bombe. Nagasaki était historiquement le siège d'une communauté catholique importante et conserve plusieurs églises.







Des vestiges de l'édifice religieux un pan de mur a été conservé, lui aussi en forme de mémorial.

Nous avons ensuite visité le musée de la bombe ( pas de photos dans celui-ci ) qui aborde dans sa première partie l'origine du bombardement ainsi que ses conséquences. Puis des explications sur la bombe H, son développement et sa technique, puis enfin la situation actuelle de l'arment nucléaire mondial ainsi que le recensement de tous les essais nucléaires depuis l'origine de cette arme. ( plus de 550 essais en atmosphère à travers le monde )


On sort assez horrifié par la puissance destructrice mise au point et stockée dan les différents pays qui détiennent cette arme et, pour certains, les moyens de l'expédier loin de chez eux.


Le lendemain matin c'est une visite à l'hôpital de la Croix Rouge qui était programmée. Le Directeur de l'établissement nous a fait un exposé, documents chiffrés à l'appui, sur les différentes pathologies développées chez les Hibakusha. Un tiers des pathologies sont des cancers, certains d'entre-eux cumulent deux voire trois formes de cancers. La question des Hibakusha de 2ème et 3ème génération est aussi revenue dans le discours avec les difficultés de reconnaissance officielle de leur situation. Le Directeur précisait qu'il est difficile d'isoler des problèmes spécifiques à partir de la 2ème génération.

Il a fait état du chiffre de 70 000 survivants dans la région ( Préfecture ) de Nagasaki.








Sur le problème des statistiques d'ensemble le Directeur nous a dit ne pas être en mesure de répondre en tant que Directeur d'hôpital, certains instituts tiennent des statistiques mais il semble ne pas y avoir de centralisation nationale de celles-ci. Certains membres de la délégation sont restés sceptiques sur cette absence de précision dans un pays comme le Japon.










Avant de quitter cet établissement, nous avons rendu visite à une Hibakusha dans sa chambre. Les raisons de notre présence ainsi que notre engagement lui ont été expliqués, chacun a pu lui dire quelques mots avant qu'un bouquet lui soit offert.

Par ce geste c'est notre sympathie envers tous ceux qui souffrent des suites de la bombe que nous avons voulu témoigner.


Encore des visites très fortes en émotions.


Jacques

 

Par Jacques - Publié dans : Ateliers
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 16 août 2008
Nous sommes à présent de retour mais je continue à tenir le blog jusqu'à ce que nous ayons parlé de tout.

Sur le plan culinaire nous sommes allés de surprise en surprise.

Les saveurs tout d'abord, très variées, du sucré-salé au salé tout court, voire à l'indéfinissable ! Mais souvent très bon au final !


La nourriture est à base de soja, choux, salade, bœuf, porc, poulet, pâtes longues, poisson cuit ou cru, crustacés, algues, etc.
Le tout parfois accompagné de gingembre et d'assaisonnements relevés.

Du riz bien sûr et beaucoup de soupes très variées et au goût peu prononcé, froides ou chaudes.

Très souvent un petit bol de soupe (ou de sauce) accompagne votre plat.

Shushis et autres plats sont haut en couleur et divinement présentés,


La difficulté était de choisir nos plats. Dans certains restaurants il y avait, en vitrine, leur reproduction ( en plastique très bien imité ), dans ce cas-là il n'était pas difficile de choisir.

Ailleurs la carte était agrémentée de photos. Là non plus, avec quelques questions sur la composition et sur le chaud ou froid, ça n'était pas trop dur.


Dans tous les cas, l'aide de Boris qui apprend le japonais et se débrouille déjà bien, ainsi que celle de François qui pratique aussi cette langue nous a été très utile au moment du choix... lorsque nous étions ensemble.

<--- "Mais qu'est-ce que c'est que ça ?"

Le reste du temps c'était un peu plus improvisé :

À Hiroshima nous sommes arrivés dans un restau où il fallait faire son choix sur l'appareil distributeur de tickets, lequel n'avait ni traduction en anglais, ni photos ! Avec l'aide spontanée de clients japonais nous avons tant bien que mal fait notre choix. Ainsi ceux qui croyaient manger chaud se sont retrouvés avec un plat froid et inversement. Pour ma part j'ai mangé des pâtes froides ( genre gros spaghettis ) à tremper dans un bol de soupe chaude ! ( je copiais le mode opératoire sur la table voisine ). Pas mauvais, mais pas si évident à réaliser, le pantalon en a profité aussi, merci les lingettes détachantes.
















Un soir, François nous a fait découvrir le « Okonomiaki » où l'on prépare devant vous sur une grande plaque de cuisson autour de laquelle les clients se répartissent des sortes de galettes. Elles sont composées de légumes et de viande finement hachés entre une fine omelette et une crêpe fabrication maison, éventuellement de pâtes, le tout recouvert de sauce caramélisée.

C'est excellent, pas cher et surtout très distrayant.

Un autre soir à Nagasaki, toujours en butte avec nos difficultés à choisir, nous avons passé un moment à poser des questions au serveur en désignant sur la carte chaque plat sur lequel nous avions besoin de renseignements. Le serveur parti, nous achevons tant bien que mal de fixer notre choix mais nous ne le voyons pas revenir pour la commande.
Alors que nous commencions à nous impatienter, nous avons vu arriver un plat, puis un autre, puis deux autres, enfin toute la commande que nous n'avions pas faite ! Le serveur avait traduit nos questions en commande.

Le repas a donc été totalement imprévu mais fort heureusement très bon.


Le dernier soir à Narita ( petite ville où est situé l'aéroport principal de Tokyo ) nous avons opté pour un joli restau dont nous avons compris qu'il était plutôt classé gastronomie. L'un des plats était libellé « Small fishs fried... ». Bah, que les poissons soient petits peu importe, l'essentiel est qu'ils soient bons. Sauf que j'ai vu arriver une petite assiette rectangulaire avec DEUX poissons grillés largement plus petits que des sardines !!! Ils étaient effectivement excellents mais j'ai commandé un autre plat !


Nous avons aussi pu manger à la japonaise assis par terre, avec tout de même un dégagement sous la table pour les jambes, ou carrément sans le dégagement, donc assis en tailleur. Aïe les jambes quand le service s'éternise !


Si d'autres anecdotes nous reviennent en mémoire nous les ajouterons à cet article.


Evelyne et Jacques















































































Par Jacques - Publié dans : Tourisme
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 15 août 2008
Parmi les délégations internationales, cinq comprenaient des militants d'organisations syndicales (France, USA, Vietnam, Quebec, Pakistan).

L'organisation syndicale japonaise Zenroren, qui tenait une conférence syndicale sur le thème de la Paix, avait invité les militants étrangers à une réception.



Nous avons donc été accueillis le 5 août au soir au siège de Zenroren à Hiroshima. Certaines syndicalistes japonaises portaient le Yukata, costume traditionnel japonais que nous confondons avec le kimono.

Ci-dessous Sakuji Daikoru président de Zenroren lors du mot d'accueil

Après le mot de bienvenue ce fut la cérémonie des cadeaux. Nos hôtes nous ont offert un Yukata qu'il a fallu enfiler sur le champ.

C'est donc en grande tenue japonaise, et fort contrainte au niveau de la taille pour les dames, que s'est déroulé le reste de la soirée qui s'est poursuivie par le buffet.

Nos camarades japonais étaient vraiment aux petits soins et nous n'avons manqué de rien. Les mets étaient excellents et on ne savait où donner des baguettes.

Puis est venu le moment des allocutions. Sakuji Daikoku, Président de Zenroren a été suivi d'autres responsables du syndicat puis la parole a été donnée aux délégations étrangères. Fuse Kaisuke, le cheminot syndicalistes membre du staff d'organisation de la conférence, assurait la traduction.


Par courtoisie envers nos hôtes j'ai souhaité éviter une double traduction, français-anglais + anglais-japonais.

C'est donc en anglais que j'ai fait part des actions du CE sur le thème de la Paix, de nos mobilisations en faveur des budgets sociaux, de la situation du transport ferroviaire en France, etc. Pour terminer bien entendu par le salut fraternel aux syndicalistes de Zenroren.


Après quoi c'est le groupe de chant des cheminots qui est venu animer la soirée.

Diverses chansons de leur répertoire en lien avec la Paix furent suivies de Bella Ciao que nous avons fredonné avec eux.


Ce groupe est accompagné par le guitariste que nous avions vu à la marche et que nous allions retrouver le lendemain pour la clôture de la conférence.







Encore un moment émouvant qui s'est terminé par la traditionnelle séance photo afin de conserver, en plus des belles images gravées dans notre mémoire, un témoignage visuel.


Jacques


PS: Merci à Marie-Josée de la Centrale syndicale du Québec d'avoir assuré la traduction, sans elle nous aurions été un peu distancés.







France, Vietnam, Quebec, États-Unis



































Par Jacques
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 15 août 2008

À la tombée de la nuit du mercredi 6 s'est déroulée le dernier événement à Hiroshima : la cérémonie des lanternes.

En mémoire des blessés qui se sont jetés dans le fleuve immédiatement après la bombe pensant soulager leurs souffrances et où beaucoup ont péri. En mémoire des victimes du 6 août 45 et des jours suivants, nous nous sommes rassemblés sur la rive de l'un des bras du fleuve.



Chacun inscrit un message sur l'enveloppe en papier de différentes couleurs, après quoi il place le papier sur le support en bois en forme de croix au centre duquel se trouve une bougie.










On dépose ensuite délicatement la lanterne à la surface et la petite lumière dansante part lentement à la dérive au gré du courant.











Placés en amont du parc de la paix, dans lequel une foule importante participait également à cette cérémonie, nous avons vu leurs lanternes nous arriver en raison de la marée montante qui refluait dans le fleuve.

L'ensemble formait un serpent lumineux aux couleurs variées et mouvantes sous le double effet du clapot et des flammes vacillantes.

Beaucoup d'enfants étaient là pour accomplir ce geste hautement symbolique mais également afin d'apprendre ce qu'a été ce désastre et le sens de notre engagement.

Ce fut encore un moment particulier dont chacun de nous gardera un souvenir ému.


Jacques

























































Par Jacques - Publié dans : Célébrations
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 14 août 2008
Dans l'après-midi du mercredi 6, après la fin de la conférence, la délégation s'est accordée une excursion dans l'île de Miyajima qui fait partie des lieux les plus typiques du Japon.

Pour y aller nous traversons en tramway les faubourgs ( la banlieue ? ) d'Hiroshima. Peu d'espace entre les habitations, un habitat plus populaire que le centre ville mais des maisons en rez-de-chaussée ou à un étage dont certaines sont plutôt coquettes dans le style japonais.

Particularité du pays, de minuscules cimetières sont blottis entre les maisons.


Un bac permet en un quart d'heure de relier l'île principale de Honshu à celle de Itsukushime où se trouve la ville de Miyajima. La courte navigation permet de découvrir progressivement l'un des symboles de l'île : le Torii ( portique Shinto, voir photo ) dont les pieds sont submergés à marée haute.

L'île est considérée dans la religion Shintoïste comme sacrée.

Première consigne en débarquant : attention aux daims ! En effets une colonie de ces animaux erre en liberté et s'est accoutumée à la présence humaine. Donc attention à tout ce qui dépasse de vos poches ou de vos sacs, les daims dévorent tout. Sans parler de votre casse-croûte qui peut se volatiliser en un instant si vous n'êtes pas assez attentifs !

Une pagode à quatre étages, un sanctuaire datant du 6ème siècle classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, un temple, des petites rues et des habitations traditionnelles donnent un charme très particulier et très japonais à ce lieu.

Après l'agitation du centre ville d'Hiroshima, nous apprécions le calme de la promenade ; les appareils photo et autre caméras sont fortement sollicités afin de conserver le souvenir de cette balade.

Cette visite a permis de donner un peu de souffle au séjour qui avait jusqu'ici été très intense et très fort en émotions. Demain nous partons vers Nagasaki pour le Forum international. Le voyage en bus sera aussi un moment de coupure dans le programme.


Jacques

















            Apperçu du Sanctuaire                                    Le Torii à marée basse
























                                   Le sanctuaire
























                La Pagode à quatre étages


























                    Le pont qui conduit au Sanctuaire



















Par Jacques - Publié dans : Tourisme
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 14 août 2008

À la suite du meeting et des ateliers s'est tenue la conférence les 5 et 6 août.

L'événement est grandiose. Un immense gymnase qui rassemble 7500 japonais venus de tout le pays au milieu desquels les délégations étrangères sont un peu perdues.

Fort heureusement l'efficacité de l'organisation japonaise a tôt fait de nous canaliser vers nos places, invités oblige, nous sommes aux premières loges. Il faut dire que la présence de délégations venues de loin impressionne les japonais.

Dans le hall d'entrée, un certain nombre de comités, dont le Mouvement de la Paix, ont installé un stand pour vendre les objets symboliques que chacun utilise dans son pays pour promouvoir une culture de paix.

Les japonais se succèdent sur notre stand car ils raffolent de nos badges et autres T-Shirts. Heureusement pour la paix et heureusement pour nous car il y aura moins de matériel à rapporter à Paris !

Les discours se sucèdent avec de nouveaux témoignages d'Hibakusha toujours aussi poignants.

La conférence par elle-même est assez formelle, c'est une succession de prises de parole au cours desquelles chaque représentant d'une organisation se positionne par rapport au combat commun.

Au cours du Meeting et des ateliers chacun avait fait état des différentes campagnes en cours pour préparer la révision du TNP en 2010. Le Mouvement de la paix (Pierre Villard) avait proposé que la réflexion s'organise autour de la convergence de ces différents campagnes.


Il y a en effet deux grandes campagnes des différentes ONG : La pétition internationale et ICAN. De plus l'association internationale des maires pour la Paix ( Mayors for peace) agit également dans ce sens.

Pendant la conférence certaines interventions se sont positionnées dans ce débat. L'idée chemine mais il y a encore des efforts à faire pour que la préparation de 2010 se réalise unitairement.





En marge des discours officiels les contacts entre délégations permettent d'aborder plus précisément les pas qu'il faut faire pour arriver à ces convergences. L'objectif commun de est néanmoins bien déterminé : être nombreux à New York en 2010.







Avant le final, les marcheurs pour la paix avec qui nous avions fait le dernier kilomètre se sont succédés sur scène avec force banderolles et caliquots afin de raconter leur périple à travers le Japon.

À la fin de la conférence, les délégations étrangères sont invitées à monter sur scène sous les applaudissements des délégués japonais. Nous chantons accompagnés par le cheminot guitariste que nous avions déjà vu lors de la marche. Le moment est déjà très émouvant et ce n'est pas fini.

En effet lorsque nous descendons de scène pour quitter l'immense gymnase, les japonais se sont rangés en haie d'honneur et c'est alors un long défilé au milieu de nos hôtes qui nous saluent et nous remercient, généralement en nous serrant la main ( serrer la main n'est pas une pratique courante au Japon ). Nous répondons tant bien que mal par des merci, arigato, thank you, en serrant ces centaines de mains qui se tendent vers nous. Plus grand monde ne pense à photographier ou à filmer. Chacun est à son émotion, la gorge nouée et pour certains beaucoup plus...

 

Quel accueil, quel final, quelle gentillesse.

 

Un souvenir gravé à jamais.

 

Jacques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les photo souvenirs après la fin de la conférence

































Les marcheurs parlent de leur traversée du Japon







Par Jacques - Publié dans : Conférence
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 10 août 2008
Levés de bonne heure, nous voyons de notre hôtel les japonais converger vers le musée et le parc de la Paix.

Lorsque nous arrivons à notre tour, des délégués japonais remettent une fleur à chaque participant après quoi nous allons prendre place dans la partie réservée aux délégations étrangères.

Que de monde dans l'espace réservé mais aussi tout autour, le parc est véritablement plein.

Un chorale accompagnée par un orchestre ponctue de ses chants les différents moments de la commémoration.

Après le salut des officiels au monument en mémoire des victimes et les prises de parole des personnalités ( maire d'Hiroshima, Premier ministre... ainsi que d'enfants d'hiroshima ).
À 8 heures 15, c'est la minute de silence pendant laquelle on sonne la cloche du parc de la Paix.

Le moment est fort. Ce son résonne comme un appel à dire non, en mémoire des victimes, pour les Hibakusha (survivants) et pour les générations futures.

Puisse un jour ce tocsin lent et solennel sonner le glas du développement de cette arme de destruction massive.

Cérémonie grandiose et parfaitement minutée, comme les japonais nous y ont désormais habitués.

La deuxième partie est constituée par un défilé vers le monument aux enfants victimes, cénotaphe au pied duquel on dépose la fleur remise précédemment ainsi que les guirlandes de grues en papier plié (origamis) confectionnées par des écoliers japonais et de tous les autres pays.

À 9 heures 30, l'ensemble de la cérémonie est terminée, il y a 63 ans à la même heure la ville était rasée et il y avait des dizaines de milliers de morts

Seul bémol, pendant la cérémonie, et notamment pendant la minute de silence nous entendions les échos d'une manifestation de l'autre côté du fleuve. Renseignements pris, il s'agissait de l'extrême droite qui refuse le thème de la paix et souhaite en découdre, notamment en terme de vengeance contre les USA. Comment, ici, à Hiroshima, à ce moment-là, peut-on être pour l'affrontement armé ?


Jacques











Avant le début de la cérémonie.


















 

 

 

 

 

 

 

 

 Salut au monument en mémoire des vistimes, en arrière plan le drapeau en berne.







 

 



Prise de parole d'enfants d'Hiroshima.











 Les milliers d'oiseaux en papier (grues) pliées par les enfants de tous les pays rassemblées au monument aux enfants.

 

 

 



















Les fleurs sur le monument eux enfants victimes de la bombe.












Par Jacques - Publié dans : Célébrations
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus